‹ La jarretière roseChapitre 11 sur 12 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Que nous reste-t-il ù dire encore?...

Quelques jours plus lard, nos deux amants ressortaient de la petite église d'Hyères.

L'enfant de Gustave et de la pauvre Muguelte avait éié reconnu pour fds du docteur Cabanlous de I>ussièrcs et de Suzanne Malifas, une

vierge-mère !

— Eh bien?... demandait li"iomphalement l'oncle Cabaiilous à l'ex-concierge du quartier lalin... eh bien... Malicorne... qu'en dis-tu?...

^Je dis..., répliquait Malicorne qui n'en pouvait revenir encore, je dis, môsieur, que vous êtes décidément le plus fort de nous deux, et qu à nos âges vous avez trouvé le véritable moyen de ne pas être...

— C'est...?

— C'est de n'être pas... enfin, je m'entends...

Depuis ce jour, vingt années et plus se sont

écoulées.

Si par aventure vous alliez k Hyères, ce que je vous souhaite, vous pourriez y rencontrer la très-estiméc, la très-aimée, la toujours trèsadorable madame Suzanne de Bussiêres.

On vous montrera, tous les soirs, sur la place des Palmiers, l'oncle Cabantous..., le plus alerte, le plus joyeux, le plus heureux de tous les vieillards du midi de la France.

Non loin de lui, son vieux domestique grognon... Malicorne... qui fort sagement enfin a renoncé tout à fait à lu poursuite de la fugitive Célanirc.

Aux environs, peut-être, passera la vieille Marinou, toujours plus franchement Provençale, toujours plus servante maîtresse et servante garde-enfant que jamais !...

Enfin, si vous étiez malade... ce que je ne vous souhaite nullement... vous auriez grande raison de vous adresser en toute confiance , soit au célèbre médecin Caban tous de Bussières, qui commence cependant à abdiquer en faveur de monsieur son fils aîné, lequel est de! retour depuis peu de temps de Paris, après des études médicales aussi brillantes que rajiides ( les temps ne sont plus les mômes ! ),soit à ce jeune et joli médecin, fort recherché des belles malades... bagasse!... et qu'on appelle déjà dans tout le pays le docteur Cabaiitous XVIII.

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