‹ La Jeanne d'Arc de M. Anatole FranceChapitre 11 sur 108 · Procès, vol. IV, p · texte numérisé non relu

Procès, vol. IV, p

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se trouvait éloignée, sur Tautre rive de la Loire ; et assurément, dans ces conditions, Jeanne a été sage de refuser le combat*.

Bien loin de prolonger les échos de la « légende de la première heure » -, et notamment des bruits populaires que nous ont conservés les lettres contemporaines de Morosini, — les chroniqueurs, en général, n'en disent pas un seul mot. Prétendre, comme le fait M. France, que, « si nous ne savions de Jeanne d'Arc que ce qu'ont dit d'elle les chroniqueurs français, nous la connaîtrions à peu près comme nous connaissons Gakia Mouni », c'est en vérité se moquer de nous. Les chroniqueurs en question se trompent souvent, de même que la plupart des chroniqueurs de tous les temps : mais sur un grand nombre de points leurs affirmations nous sont confirmées par celles de Jeanne elle-même, ainsi que des témoins de 145(3. Aussi bien, M. France ne cesse-t-il pas de citer, et souvent de citer à faux, ces chroniques qu'il affecte de mépriser. Avec une foi entière, il reproduit nombre de passages qu'il assure avoir trouvés chez elles ; et qui, en réa-

I . Cependant Chartier se trompe, ici, en affirmant que Jeanne elle-même se trouvait alors de 1 autre côté de la Loire a. Vol. I, p. XXXIV.

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