‹ La Jeanne d'Arc de M. Anatole FranceChapitre 24 sur 108 · Vol. II, p. 3oi · texte numérisé non relu

Vol. II, p. 3oi

3. Lettre de Rotselaer (22 avril 1429) dans le Procès, vol. IV, p. 4'^(J ; Lettre attribuée au poète Alain Chartier (juillet 14291, dans le Procès, vol. V, p. i33. Lettre italienne de Bruges (10-16 mai 1429) dans Morosini, vol. III, pp. 47-48, note i. — A ces trois témoignages contemporains s'ajoutent, en i^Sd, ceux du confesseur de Jeanne Pasquerclle. et de son écujer d'Aulon (Procès, vol. ni. pp. io3 et 209) .

Jeanne à Poitiers, trois semaines plus tard, ignoraient absolument ce qu'était le « signe »; et, l'ignorant, ils ne se sont pas l'ait faute àarguer la jeune fille.

Dans la réponse qu'on a lue plus haut, et que M. France interprète comme une erreur de mémoire, Jeanne fait évidemment allusion à un détail que nous apprend, d'une manière assez confuse, la Chronique de La Pucelle ^ : à savoir qu'elle a admis un petit nombre de personnes à connaître son « signe », après que ces personnes lui ont juré, sur sa demande, de ne jamais le révéler. Ces personnes étaient d'Alençon, de Trêves, d'Harcourt, et Macliet', le confesseur du roi. Ce dernier, peut-être, lorsqu'il a été mis au courant, aura parlé de Jeanne, aux clercs poitevins, de façon à ce que ceux-ci finissent de l'arguer, — suivant son expression. Sans connaître eux-mêmes le secret du « signe », ces clercs en ont été suffisamment informés pour s'abstenir, dorénavant, d'importuner la jeune fille de leurs « arguties ».

Ce qui est hors de doute, en tout cas, ici plus que jamais, c'est que la mémoire de Jeanne

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