I. Procès, vol. III, p. 7.Ï
L INSPIRATION CLERICALE DE JEANNE 'i'
la jeune fille est bon, que sa piété ne saurait être mise en doute, et que le roi « ne doit pas l'empêcher de se rendre à Orléans » ^ Ces prétendus « fraudeurs » ne font absolument rien pour encourager le peuple en répandant des prophéties « fabriquées », au sujet de la Pucelle.
Enfin, c'est au mois de juillet 1429, après les victoires de Jeanne, que nous entendons parler pour la première fois d'une autre allusion prophétique de la mission de la jeune fille. L'allusion a la forme d'un chronogramme latin, sur la date de l'année 1429. On peut la traduire ainsi : « Les coqs français vont préparer de nouvelles guerres. Las, la guerre éclate, une fille porte un étendard. » Ce chronogramme, que l'on a eu l'idée absurde d'attribuer au Vénérable Bède, n'est nullement une prophétie, mais une simple constatation après coup des événements d'avril 1429. C'est dans les derniers jours de ce mois que la Pucelle a levé son « étendard », et, dix jours plus tard, les Anglais ont été chassés d'Orléans par « les miracles de la Pucelle ». Je ne vois au monde que M. France qui paraisse disposé à admettre ((ue ces « miracles » n'au-