LES QUALITES MILITAIRES DE JEANNE
prit fin ». D'où il suit que, en aucun cas, ils n'auraient attaqué Paris et la Normandie \
y Que le conseil de Jeanne, bon ou mauvais, n'a été pour rien dans la détermination prise par Charles VII et sa Cour "-.
Et ce n'est pas tout. Concurremment avec ces trois suppositions contradictoires, M. France nous en présente encore une quatrième, qui a de quoi, elle aussi, annuler toutes les autres pour peu qu'on l'admette. Il soutient qu'une campagne en Normandie était, à cette date, d'un succès très douteux, en raison du grand nombre de places fortes que ni le temps ni la pauvreté du roi Charles ne lui auraient permis de capturer promptement. Alors que, « de la Loire à la Seine, et de la Seine à la Somme, la terre n'était cultivée qu'aux alentours des châteaux et des forteresses », alors que la Normandie était ruinée, « n'ayant ni grains ni bétail », comment le roi Charles serait-il parvenu à nourrir une armée dontM. France, par une évaluation fantastique, estime le nombre à 3o.ooo hommes? Tandis que cette même armée pouvait fort bien vivre en Champagne, « région riche en bétail.