Vol. I. p
2. Procis, « vol. Il, p. 53 », — en icalilé, vol. 1. p. :i i. ■J. Vol. 1, p. 84.
vient tout un petit roman où nous voyons Jeanne cheminant deux et trois fois à Toul,jouret nuit, pendant que « son faux fiancé suivait la route en môme temps ». Cette fable de Faveu, par Jeanne, d'une désobéissance à ses parents dans l'affaire de Toul n'a aucun droit de s'appuyer sur la source citée par M. France, c'est-à-dire la p. 128 du t. I du Procès. Puisque M. France, dans sa nouvelle préface, a bien voulu faire allusion à mes « louables scrupules », il n'aurait eu qu'à consulter mon livre, ou même simplement à consulter le Procès qu'il cite, pour découvrir que ce qu'il attribuait à un document original ne s'y trouvait point, ni dans le texte français primitif ni dans la traduction latine officielle '.
L'éminent écrivain a, comme on l'a vu, la manie perpétuelle d'introduire, dans la vie de Jeanne, toute sorte de « moines mendiants » dont aucune autorité ne fait mention. C'est ainsi qu'il nous montre Charles Yll envoyant des « moines mendiants » à Domrémy, afin qu'ils y fassent une' enquête sur le caractère de la Pucelle - :
1 . 11 est vrai qu'une erreur du clerc qui a rédigé le réquisitoire fait dire à Jeanne (Procès, vol. I, p. aiy) que son unique désobéissance u eu lieu dans cette affaire du mariage : mais l'erreur, ici, saute à tous les youx. et d'ailleurs M. France ne se réfère pas à la p. ai<( du vol. 1.
i. Vol. I, p. 2',G.
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assertion purement gratuite et imaginaire. Probablement, il suppose qu'une jeune fille sans cesse entourée de moines mendiants doit être plus facile à « expliquer ». Ailleurs,-de nouveau, il représente Jeanne « entourée de « moines mendiants », tandis que son unique référence se tait absolument sur la présence du moindre de ces moines V
Lorsque les savants prêtres ont examiné Jeanne à Poitiers, en mars 1429, M. France nous apprend que la jeune fille a fut agitée d'une cruelle inquiétude », mais que « Madame sainte Catherine prit soin de la rassurer » -. Ce fait, s'il se trouvait vraiment affirmé dans l'endroit où M. France prétend l'avoir lu, serait des plus importants : car il établirait que les témoins du procès de réhabilitation ont expressément nommé les Saintes de la Pucelle. Mais, en réalité, ces témoins ne les nomment jamais ; et le passage cité par M. France, notamment, ne contient pas un mot sur sainte Catherine, ni sur la « cruelle inquiétude » qu'aurait éprouvée Jeanne ^.
Nous allons maintenant assister à l'une des
1. Vol. I, p. 4o5. La référence est une lettre de Guy de Laval, dans le Procès, vol. V, pp. loCi-io;.