Morosini, vol. III, pp. jJ. :,C> cl
témoignages qu'il savait mensongers : mais non, c'est ce que nous ne saurions croire, et mieux vaut penser qu'il ne s'est plus souvenu des fâcheuses qualités de Rottenbot en tant que témoin historique.
Cependant, il faut avouer que, d'une façon générale, il est rarement assez « sagace » pour rejeter les sources fabuleuses, dans les cas où celles-ci tendent à déprécier ou à rabaisser la Pucelle. Il nous dit, par exemple, que Jeanne « avait annoncé une grande bataille » devant être engagée entre Auxerre et Reims, région où, comme chacun le sait, il n'y avait, ni ne pouvait y avoir, aucune force anglaise ou bourguignonne pour attaquer les troupes françaises. Or, les seules autorités invoquées à l'appui de cette prétendue prophétie se trouvent être les « fausses et fabuleuses » correspondances susdites'.
Ailleurs, ainsi qu'on l'a vu, M. France afïirme, sans aucun appui des autorités qu'il allègue, que Jeanne, pendant qu'elle était libre, « avait fait plusieurs récits merveilleux de couronnes, et, dans l'un de ces récits, se représentait en la grande salle du château de Ghinon, au milieu des seigneurs, recevant de la main d'un ange