‹ La Jeanne d'Arc de M. Anatole FranceChapitre 82 sur 108 · I . Vol. p 'y>o, noie · texte numérisé non relu

I . Vol. p 'y>o, noie

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une couronne, pour la donner à son roi » ^ Si Jeanne avait réellement raconté cela, M. France aurait toute raison d'assurer qu'elle était une sorte d'idiote, hors d'état de distingiier le vrai de la fable : mais c'est l'affirmation de M. France qui est proprement une fable, ne reposant sur aucun autre fondement que sa fantaisie. La source qu'il invoque est un passage du Procès (t. I, pp. 120-122), où Jeanne, à qui ses juges demandent si le signe donné par elle au roi était ou non une couronne, répond : « Je ne veux point vous le dire! » Voilà de quoi !M. France conclut hardiment que Jeanne, pendant sa liberté, a raconté l'extravagante et ridicule histoire d'un ange lui remettant une couronne, en présence de plusieurs centaines de seigneurs et de chevaliers !

Veut-on encore un autre exemple singulier de la « sagacité criti({ue » du nouveau biographe ? Rendant compte de l'examen subi par Jeanne à Poitiers, M. France fait dire à la jeune fille, en présence des savants docteurs : « Le siège d'Orléans sera levé, et la ville affranchie de ses ennemis, après que j'en aurai fait soumission d'après le roi du ciel ! »

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