FLORÉAL
Fi, le vieil arbre rugueux Avec sa ramure torse.
Noir, dépouillé comme un gueux Rien ne vit sous son écorce,
O printemps, nouveau printemps, Viens, mon âme te réclame.
Au cœur des deux éclatants Fais jaillir ta jeune flamme l
(i) D'un volume qui paraîtra prochainement sous ce titre.
Le cerisier dautrefois
Se couvre de fleurs divines
Et d'oiseaux bleus, dont la voix
Fuse en gammes cristallines.
O printemps, nouveau printemps.
Mon âme est pleine de joie Et de baisers palpitants Qui font des froufrous de soie.