‹ La jeune Belgique [microform]Chapitre 172 sur 215 · PINDARE · texte numérisé non relu

PINDARE

O Thèbes au char dor nous f offrons nos lauriers!

Tu n'as pas enfanté de superbes guerriers.

Conquis un vaste empire ou chassé le barbare;

Tu fus, plus noble éclat, le berceau de Pindare.

Les Muses aux beaux yeux F avaient élu parmi

Tous tes enfants : un jour qu'il s'était endormi

Sous l'ombrage odorant des corbeilles de roses.

Des abeilles avaient, entre ses lèvres roses.

Comme un présage heureux et gracieux du ciel.

Distillé le trésor suave de leur miel.

Chéri de tous, il fut la voix dCor des gymnases;

Et les vierges, portant les rameaux et les vases

Aux fêtes d'Apollon, en conduisant les chœurs.

Chantaient ses hymnes saints qui transportaient les ccsurs,

La Grèce l'acclamait, et dans l'île de Rhodes,

A Lindos, on avait gravé ses fières odes

Sur le marbre neigeux du temple d'Athéné,

Or, illustre et très vieux, ayant abandonné

Son front sur les genoux du jeune Théoxène

Qui méditait ses vers à l'ombre du troène.

Il exhala son âme, et F on vit le dieu Pan,

Au pied du Cithéron, entonner un péan

Du noble citharède aimé de Proserpine.

Platon qui s'abreuvait â la source divine.

Aux jeunes gens pensifs circulant à pas lents

Dans les jardins en fleurs sous les platanes blancs.

Récitait ses beaux chants; et plus tard Alexandre,

Lorsque Thèbes fut prise et fut réduite en cendre.

Ordonna, pour V honneur des vers mélodieux.

D'épargner la maison du favori des dieux.

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