L'ÉTANG
Derrière ce massif ombré de chèvrefeuille
Où le parfum sucré du seringa f accueille.
En suivant le ruisseau tu découvres l'étang
Qui, sous r éventail d'or du cytise s'étend
Comme un clair ciel de fleurs, d'ai^ur et de lumière;
Sur ses blancs nénuphars la huppe coutumière
Vole, vive, y lustrer sa plume le matin ;
La truite brusque saute en son flot argentin.
Et c'est là que la nuit, glissant de branche en branche^
La lune curieuse et coquette se penche
Et vient tout doucement, entre les fleurs des eaux.
Lisser sa chevelure aux peignes des roseaux.