‹ La jeune Belgique [microform]Chapitre 183 sur 215 · LES COROLLES D'AZUR · texte numérisé non relu

LES COROLLES D'AZUR

Sous la bryone au fin feuillage mon amie S'était comme une fleur doucement endormie.

Elle voyait sans doute en son rêve enchanté Le paradis avec des arbres de clarté. Des fontaines d'amour et de claires prairies Oii des anges vêtus de magiques soieries, Sur des luths de cristal, cachés dans les buissons. En murmure exhalaient leurs mystiques chansons. Elle leur souriait. Comme un jeune calice Sa bouche délicate au corail rose et lisse Charmait les papillons de sa suave odeur ; Les nias la veillaient. Mais un frelon rôdeur. Attiré par la fleur splendide et parfumée.

Bourdonna tout à coup sur le front de r aimée. A ses songes, méchant, pourquoi tu la ravis?

Elle entr' ouvrit les yeux, ô merveille! et je vis Sous les cils qui semblaient de la mousse irisée. Deux corolles d'ai{ur étoiles de rosée.

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