‹ La jeune Belgique [microform]Chapitre 190 sur 215 · FUNÉRAILLES BLANCHES · texte numérisé non relu

FUNÉRAILLES BLANCHES

La cloche a tinté son glas mortuaire :

Le cœur envahi d'un chagrin nouveau.

Nous allons porter â son froid caveau Notre amour vêtu dun pâle suaire.

Il ne viendra point foule au sanctuaire :

Notre amour était trop pur et trop beau.

Pour qu'un vil cortège aille à son tombeau Et souille en passant ce chaste ossuaire!

Seuls, d humbles enfants suivront le cercueil; Tandis que, parés de blanc pour tout deuil, Les prêtres diront une messe dange :

Car ce doux amour ne sut point pécher :

Il naquit avec les fleurs du pêcher.

Et mourut sans tache avant la vendange.

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