‹ La jeune Belgique [microform]Chapitre 203 sur 215 · LA PAROLE DU POÈTE · texte numérisé non relu

LA PAROLE DU POÈTE

A Albert Giraud

Alle!{, VOUS, cœurs tentés, et vous, âmes barbares, ombres du prostibule où va régner le Mal, alles[, lâches et fous, prodigues ou avares, ruer vos appétits loin de notre idéal!

Lécho de vos festins monte parmi nos rêves pour en troubler encor la divine douleur, Allea[, là-bas, dans l'ombre et r ivresse des glaives, boire le sang de joie en des coupes d'horreur!

Destin universel de ces forces passives, o monde, que l'enfer a sans doute aimanté, jamais tu ne verras notre a^ur enchanté.

— Ici, tous les banquets ont de graves convives et tous les fronts sont clairs comme le firmament : on y boit, dans des lys, des larmes, noblement l

MAGICA

A IWAN GlLKIN

Voici rheure où luiront tes beaux yeux de voyante^ pythonisse au cœur mûr prosternée en la nuit ! Parmi l'âme du monde est allé ton esprit pour chercher les trésors que ton désir incante.

Le feu spirituel qui résorbe ta chair embrasera soudain les gouffres de la vie ; aux sabbats enchantés le pouvoir te convie, réalité du ciel ou rêve de F enfer !

L'aromate sacré dans les clairs réchauds brûle. L'univers est pour toi le pur enchantement où ton être ébloui plane sur F élément.

Et FAnge que ton verbe évoque au crépuscule viendra réverbérer du fond du temple noir F éclat de son front d'or au magique miroir l

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