DÉDICACE OBSCURE
Caressant médecin du mal de ma pensée.
Cœur vaste comme un ciel et comme un hori:^on. Tu m'as jeté la clef de la morne prison Où saignait longuement ma chimère blessée.
Viatique de paix pour ma fièvre insensée^ Asile inviolé contre la trahison^ Par ce sonnet pensif aux langueurs d'oraison Ta suprême pitié sera récompensée l
Sois heureux dans ton rêve à travers rin finit
Sois béni dans la vie et dans la mort béni.
Être plus fort quun homme et plus doux quune femme.
Car ton esprit subtil fut mon seul confesseur. Et seul tu pénétras, ô mon frère, ô ma sœur ! La nuit voluptueuse et lente de mon âme,
ALBERT GiRAUD
SATAN '''