‹ La jeune Belgique [microform]Chapitre 4 sur 215 · LE JOUR · texte numérisé non relu

LE JOUR

Une lueur frémit, la lumière bruine;

Et soudain, au sommet nacré de la colline

Paraît un enfant nu sur le ciel argenté :

Son corps éblouissant est né de la clarté,

V aurore resplendit sur son divin visage;

Et voici que sous lui le lointain paysage

S^ éclaire peu à peu de son sourire d'or.

Sur le pic surplombant la plaine il s'avance ; or,

Ayant puisé des fleurs dans ses fraîches corbeilles

Il lance dans l'azur des corolles vermeilles

Qui, par Vair frais et bleu, frémissants tourbillons,

Voltigent dans la brise en neigeux papillons;

Et comme une ombre mauve allonge encore son geste.

Là-haut, sur le rocher, le bel enfant céleste

Dont les yeux sont d'amour et les lèvres de miel.

Semble de lys rosés ensemencer le ciel.

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