‹ La jeune Belgique [microform]Chapitre 44 sur 215 · A BERTHE · texte numérisé non relu

A BERTHE

Berthe, Berthe, pourquoi f acharner à . la perte

Du jeune et beau Néarque? Berthe, Tes baisers parfumés ont amolli ses bras j Aujourd'hui roses, blancs et gras.

Qui naguère, plus durs que le bois ou la pierre, I Brandissaient la lourde rapière

I Ou fendaient fonde froide infatigablement.

I Enlacés à ton corps charmant,

I Ils ne demandent plus que de tendres caresses.

Dans leurs amoureuses paresses Ses genouXy qui jadis domptaient d'ardents chevaux, ^ A présent les voilà rivaux

De tes genoux polis et blancs comme Vivoire.

Seule une légère ombre noire Au-dessus de sa lèvre empêche avec douceur Qu'on ne le prenne pour ta sœur.

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