LES PROPHETES
O terre! entends encor les clameurs des Prophètes. Nous les avons revus^ ces sinistres hâbleurs, Semant partout la haine et la rage et les pleurs , Et criant anathème au milieu de nos fêtes.
Coure\ de ville en ville, énergumènesl faites Reluire aux yeux hagards t espoir des jours meilleurs, Forge^ les volontés aux brasiers des douleurs; Les soirs ensanglantés annoncent nos défaites.
Substitue^ surtout votre cœur maladif Au cœur dur et grossier de ranimai nàif Qui se vautre avec joie en son heureuse fange.
Vous mente ji quand, hurlant, vous traîne!{ à vos pas Ces brutes quen martyrs votre charité change : Ces maux que vous clame^, elles n'en souffrent pas.