DÉFAILLANCE
Que tes bras arrondis, s'entrelaçant aux mien^^ A mon corps maladif soient de tendres soutiens : Car voilà se répandre en la blonde vallée Des arômes trop lourds dont ma tête est troublée...
Avant que d'effeuiller de plus chaudes douceurs. Sous la tiédeur de tes lents baisers guérisseurs Dissipe sur mon front cette sueur de glace.
Et, pressant dans ta main cette main froide et lasse. Mène ma défaillance au cristal des ruisseaux : Plus tard nous sentirons, en d'apaisants berceaux Où pendent sans odeur les fleurs d'or des cytises. S'éveiller en tremblant nos chastes convoitises!