‹ La jeune Belgique [microform]Chapitre 88 sur 215 · L'AMOUR SILENCIEUX · texte numérisé non relu

L'AMOUR SILENCIEUX

L'ombre est tombée enfin qu'attendaient nos espoirs ; Car la fleur de tendresse est une fleur des soirs. N'exhalant son parfum d'heureuse quiétude Qu'aux jardins du silence et de la solitude.

Nous qu'un désir d'aimer trouble encore, oh! fuyons Bien loin des chants de fête et bien loin des rayons. Fixons en quelque obscure et paisible retraite Où ne puisse nous suivre une joie indiscrète. Où rame s'alanguisse à Pabri des rumeurs; Demandons le sommeil aux baisers endormeurs.

Aux étreintes aussi que la nuit fait plus molles. Et laissons les regards... et laissons les paroles!...

Franz ansel

Avril 1894. *

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