‹ La jeunesse blancheChapitre 65 sur 72 · L'IDEAL · texte numérisé non relu

L'IDEAL

Les écoliers joueurs dans le calme des classes Pour voler les rayons du soleil émergeant Enchâssent dans leurs doigts, comme un piège d'argent, Des débris lumineux de miroirs et de glaces.

Et — comme d'une cage ouverte — ont voleté Des rayons, oiseaux d'or qui traversent les vitres, Et partout, sur les murs, les tableaux, les pupitres, On les voit dépliant leurs ailes de clarté.

Idéal! ô soleil par delà les nuées

Vers qui nos formes d'art, vainement remuées.

Tendent avec orgueil leurs fragiles miroirs.

Dans des ciels reculés, il a déçu nos rêves

Car nous n'en projetons que quelques lueurs brèves

Sur les murs de la vie immuablement noirs!

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