ACTE II
PHILIPPE
Le souffleter, pardieu!
MADAME H U G U E T , lai ôtant son chapeau.
Un duel? tu n’iras pas! réfléchissons un peu...
A Mâthild*.
Le bon Dieu te bénisse avec ta confidence!
MATHILDE
Qui pouvait soupçonner Philippe d’imprudence?
MADAME IIUGUET.
Eh! no le pique pas!... Voyons, mon cher enfant...
Le duel est implorai et la loi le défend.
PHILIPPE
Ronds-moi mon chapeau.
MADAME H U G l! E T.
Non! ne fais rien par colère.
Qu’est-ce donc? à ta sœur Mamignon cherche à plaire? N’y réussissant pas il est assez puni,
Et l’honneur de ta sœur n’en reste pas terni.
PHILIPPE
Mais la seule entreprise est une atteinte au nôtre,
Que je dois supporter de lui moins que d’un autre;
Car il est d’autant plus insolent en ceci,
Qu'il peut par l’intérêt me croiro à sa merci.
Boutiquier onrichi , paltoquet, plate engeance Qui veux singer chez moi les mœurs de la régence,
Je vais te faire voir avec quatre soufflets Que le monde n’est pas composé de valets 1
MATHILDE
Bien, Philippe, très-bien 1