‹ La jeunesse d'Ernest RenanChapitre 21 sur 64 · Lelires du Séminaire, p · texte numérisé non relu

Lelires du Séminaire, p

et non A moi, que revient la plus grande partie de Vhonneur de ma primauté. Car il faut remarquer que tous les éléves qui viennent ici des autres colléges ou séminaires redoublent leur classe et ne sont pas encore les plus forts. Remerciez pour moi le bon M. Pasco de tous les soins qu’il m’a donnés, surtout de m’avoir tant exercé sur les vers latins. Je voudrais voir le poéte Liart rivaliser avec nous ; ce serait pour moi un bien grand bonheur, quoique je ne veuille pas l’enlever 4 mon ancienne et chére classe. Dites bien des. choses 4 ces Messieurs, particuliérement

a M. Duchéne ; je ne sais ce qui fait que je pense si souvent a mon excellent professeur de mathématiques. Ah! ce sont sans doute les soins extrémes qu’il a eus de moi 1.

Et eux, de leur cété, comme ils lont chéri! On en trouve dans les lettres de sa mére l’incessant témoignage. Ces messieurs ne passent jamais devant son seuil sans entrer pour s’enquérir d’Ernest et de ses succés parisiens. Ils seront ravis de son admission 4 Saint-Sulpice. Quand il en sortira volontairement, ils ne sentiront pas leur affection diminuée, ne doutant pas de l’honnéteté de ses mobiles. La Vie de Jésus, qui le fit passer aux yeux de tant d’Ames pieuses pour une nouvelle incarnation de Satan, ne put détruire le sentiment de ceux de ces prétres qui l’avaient connu. Quatre ans aprés la publication de cet ouvrage, alors que le nom seul de Renan était

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