RENAN, BRETON. — LES BRETONS D’APRES LA LITTERATURE ET L’HISTOIRE
I. — Version moitié mythique, moitié vraie, de Renan sur ses origines lointaines. — Les Celtes. — Mystére de leurs dispositions morales a l’égard de la civilisation romaine, du catholicisme, de ’humanisme gréco-latin.
II. — Grande probabilité de la descendance paternelle celtique de Renan. — Le « clan » des Renan. — Le mythe de Mes-
kanbelec. — Race de paysans et de marins. — L’exode 4 la ville et l’accés A la bourgeoisie. — Renan, gascon par sa mére.
Ill. — Qu’y a-t-il de breton chez Renan ? Quels sont les traits des Bretons en général ? — Le Celte est-il un « révolté »? — Les trois grands théologiens que la Bretagne a donnés a VEglise, Pelage, Abélard, La Mennais, sont des hérésiarques.
IV. — Créations poétiques des Celtes. — Le roman breton au moyen Age. Son influence européenne. — Comparaison de Vimagination hellénique et de l’imagination celtique. Le divin et le merveilleux,
LA JEUNESSE D’ ERNEST RENAN oe
— Instabilité de l’Ame celtique. — Abondantes imaginations —
des Celtes sur la condition des morts. En quoi différentes des idées populaires grecques et romaines. Action que leurs Jégendes attribuent aux esprits des morts parmi les vivants. — Imaginations celtiques sur Vamour, concu comme une’ possession fatidique. Prédominance de Vinfluence féminine dans ces imaginations. L’amour et la mort. Celtisme et romantisme. :
La tenacité bretonne, Vamour des grandes entreprises. Mélange de l’action et du réve. — Comparaison des héros poétiques bretons avec les héros des Chansons de geste. Individualisme des premiers.
Stérilité poétique de la Bretagne, depuis la Renaissance jusqu’au x1x°® siécle. — Fécondité subite et extraordinaire au x1xe : Chateaubriand, La Mennais, Renan, — Interprétation de ce fait.
Les oppositions de doctrines, les différences de méthode intellectuelle entre ces trois écrivains, moins fortes que leurs affinités de tempéraments. — Leur pluralité psychologique. Lein qu’elle les affaiblisse, elle excite les forces de leur génie.
Harmonie préétablie entre cette pluralité intérieure de Vindividu et la pluralité de doctrines, de mouvements, : de tendances d’un siécle de critique et de révolutions. — Confirmation et mise au point de cette vue générale par un rapide exposé des carriéres intellectuelles et publiques de Chateaubriand, La Mennais et Renan.