Gicéron, Philippiques^ XII, xi
autre adolescent de famille équestre, Pline le Jeune, âgé de vingt ans, passait un semestre ou deux, en qualité de tribun militaire, dans les quartiers de la tertia legio Gallica^ dont la garnison était en Syrie. Ses Lettres prouvent que pour lui, comme pour les autres trihuni militum honores petituri^ le service militaire fut loin d'être rude, puisqu'il eut le loisir de suivre les cours des philosophes qui tenaient école dans la province ^
D'après la biographie d'Ovide ex vetusto codice Pomponii Laeii-, le futur poète aurait été soit tiro, comme Gicéron, soit tribunus militiim^ comme Pline le Jeune, dans l'armée de Varron -^ Mais Ovide dit formellement qu'il n'a pas été soldat ; une de ses œuvres de jeunesse avoue qu'il avait à se défendre contre des ennemis qui lui reprochaient à la fois de n'avoir pas fait son service militaire et de s'abstenir de plaider au l'orum :
Pourquoi, mordante Jalousie, m'accuser de passer mes aimées à ne rien faire, appeler mes poésies l'œuvre d'un esprit paresseux? Pourquoi me reprocher de ne pas suivre la coutume de mes pères, de ne pas poursuivre, alors que mon âge m'en rend capable, les récompenses souillées de ])oussière que le service militaire procure? Pourquoi me reprocher de négliger l'étude du verbiage des lois, de ne pas piostituer ma voix sur le Forum qui ne m'en gardera au-
ine reconnaissance ? Les travaux que tu réclames de moi ni' donnent qu'une renommée mortelle; ce que, moi, je l'clame, c'est une renommée éternelle; je veux être à jamais célèbre dans le monde entier''.