‹ La jeunesse d'OvideChapitre 114 sur 203 · Voir, p. ;i8, note 4; p. loi, note · texte numérisé non relu

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W. Millfdvit sub M. Vanone. — On ne sail (]uel M. Varro coiiiiiiandait une armée au temps où Ovide aurait pu faire son service. 4. Amours, I. w, v. 1-(S.

108 LA JEUiNESSE D OVIDE

11 le répète encore, à la lin de sa carrière, dans une Élégie des Tristes : « Quand j'étais jeune, j'ai évité les âpres luttes du service militaire ^ »

On sait qu'Auguste rétablit dans Tarmée les anciennes institutions et sévit contre les chevaliers qui se dérobaient au service"^. Mais ces mesures de rigueur ne furent prises, apparemment, qu'après le désastre de Varus. Au temps oii Ovide était dans sa vingtième année, un jeune homme de l'ordre équestre, qui n'avait pas d'ambition, pouvait se soustraire à l'obligation <le faire son service militaire. Ovide dut cependant aborder la carrière des magistratures civiles; mais, aussitôt que cela lui fut possible, il s'arrêta dans son ciirsiis honorum.

Je commençai la carrière des honneurs que Ton accorde à la première jeunesse et je fus au nombre des triumvirs. Il me restait à entrer au Sénat : mais la bande de pourpre de ma toge redevint étroite, car les charges que le laticlave récompense étaient trop lourdes pour mes forces. Mon corps ne pouvait supporter de telles fatigues, mon esprit n'y était pas disposé : en face des inquiétudes qu'amène Fambition, j'étais un fuyard. Et les sœurs Aoniennes, les Muses, me conseillaient les sûrs loisirs, toujours si chers à mon goût^.

Quand il avait été en âge de prendre la robe virile, Ovide, comme tous les fils de chevaliers que l'on destinait à la carrière des honneurs, avait revêtu le laticlave, la toge ornée d'une large bande de pourpre, insigne de l'ordre sénatorial^. Dumo-

1. Tristes, IV, i, v. 71 : Aspera militiae juvenis certamina fugi.

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