Met., XI, V
•i. Met., IX, v. 714-711) : v. 721-722.
rompu par la mort ; il est vraisemblable que le divorce sépara les deux époux enfants. Sous le consulat de D. Junius Silanus et de Q. Ilaterius, Néron, qui était dans sa seizième année, épousa Octavie,qai avait douze ans^; quelques années plus tard, il la répudia, sous prétexte qu'elle était stérile-. C'est probablement pour le même motif que la jeune femme d'Ovide fut répudiée avant le temps où elle aurait pu être féconde.
Le poète ne fournit aucun renseignenif^nt précis sur sa seconde femme. C'était une campagnarde du pays des Falisques, en Etrurie, « contre laquelle il n'avait aucun grief, mais qui ne devait pas rester d'une manière durable dans son lit ». A propos de la description qu'il donne des fêtes célébrées en rhonneur de Junon à Paieries, fêtes auxquelles il a assisté, il dit, dans les Amours:
Gomme ma femmo était originaire du pays des Falisques, abondant en vergers, nous eûmes Toccasion de voir les murailles de Paieries, ces murailles qui furent jadis vaincues par toi, ô Camille 3!
Ce n'est pas sa première femme — si indigne de lui — qu'il aurait accompagnée en voyage ; c'est plutôt dans la famille de sa seconde femme, à qui il n'avait rien à reprocher, qu'il consentit à passer quelques jours loin de Rome. D'ailleurs il devait se séparer de la seconde aussi facilement et aussi vite qu'il avait fait de la première.