‹ La jeunesse d'OvideChapitre 122 sur 203 · Tristes, IV, x, v · texte numérisé non relu

Tristes, IV, x, v

d'une lille née d'un premier mariage. L'exilé écrivait, pour lui demander sa protection, à P. Suillius Rufus qui était le gendre de sa femme :

Les liens de parenté par alliance qui nous unissent me donnent quelque droit [à ton amitié, à ton appui] ; ces liens, je supplie les dieux qu'ils demeurent toujours entre nous sans se relâcher. Car celle qui est ta femme est presque ma lille ; et celle qui te nomme son gendre me nomme son mari^

La troisième femme qui nomma Ovide son mari était d'illustre origine. Issue de la gens Fabia, elle était parente de Paulus Fabius Maximus, personnage important qui fut consul l'an 744-10 et proconsul de Cypre et d'Asie'^. Fille de l'orateur bien connu Marcius Philippus, qui prétendait descendre du roi de Rome Ancus Marcius "^j et d'Attia Mi7io?\ sœur d'Attia Major, mère d'Octave, la femme de Fabius, Marcia avait été liée dès sa première enfance avec la femme d'Ovide qui elle-même vivait dans l'intimité de la tante, Attia Minor'' et de l'épouse d'Auguste, Livie "'. La fille des Fabius avait pour oncle maternel, aussi dévoué à sa nièce que Castor fut dévoué à Hermione et Hector à Iule'\ un personnage qui était la gloire de la ville de Fundi, en Gampanie, et qu'Ovide ne désigne

Page 1