‹ La jeunesse d'OvideChapitre 123 sur 203 · Pont., I, II, V. 141 : ... malerlera Caesaris · texte numérisé non relu

Pont., I, II, V. 141 : ... malerlera Caesaris

5. Tristes, I, vi, v. 25: Femina... princeps. <i. Pont., 11, XI, V. 15 :

/Vainque quod Hermiones Castor fuit, Hector Juli, Hoc ego te laeior conjuqia es/ie meatu

que par son cognomen de Rufus, commun à beaucoup de familles, ce qui nous empêche de Tidentifier avec un des nombreux Rufus connus au temps d'Auguste ^ Elle était également parente, nous ne savons à quel degré, de Pompeiiis Macer. En effet, Ovide exilé écrit à l'ami de jeunesse qui avait été son compagnon de voyage en Asie et en Sicile :

Tu me dois un bon souvenir, soit à cause de notre vie qui fut si longtemps unie, soit à cause de ma femme, qui n'est pas étrangère à ta famille ^.

Hennig^, après Woelffel, auteur d'une traduction allemande des Politiques publiée à Stuttgard en 1858, suppose que la femme d'Ovide et celle de Macer étaient sœurs et que c'est à cause de cette alliance que les deux jeunes gens devinrent amis et compagnons de voyage. Rien ne confirme la première de ces deux hypothèses ; la seconde est insoutenable. Ovide ne pouvait être marié pour la troisième fois quand, aux environs de la vingtième année, il visita l'Asie Mineure et la Sicile avec Macer. Il a déjà été dit que la troisième femme du poète avait eu d'une première union une fille qui épousa P. Suillius Rufus, parent peut-être du Rufus, l'oncle excellent de sa belle-mère. Or, ou sait (jue P. Suillius

1. Pont., II, XI, V. 28: Maxhna h'undani gloria, Hufe, soli. — Pour Hufiis, voir M. koch, Prosopographiae Ovidianae elemeii/a, p. 2'6; G. Graeber, QitaeslionumOvidia?iannn pars piiur, VAherMdy 1881, p. 10.

2. l'ont., II, X, V. 10 : Vel mea quod conju.r non aliéna l'thi.

3. Hennig, 4^e P. Ovidii Nasonis sndalihitf!. p. 22. — Voir la note 2 de la page i.")8.

210 LA JEU?sESSE D OVIDE

Rufiis ' fut questeur en Fan 13 de l'ère chrétienne. Le questeur de l'an 13, âgé de vingt-cinq à trente ans, était né entre 737-17 et 742-12. Graeber admet, non sans vraisemblance, que la lettre qui lui est adressée par Ovide, postérieurement à la mort d'x\uguste, est une lettre de félicitation que P. Suillius Rufus reçoit à l'occasion de son mariage récent -. Mariée après 768, date de la mort d'Auguste, la belle-tiUe d'Ovide n'était pas vraisemblablement plus âgée que son mari; qu'onadmette qu'elle eût déjà trente ans, ce qui est peu probable étant donné l'âge oîi se mariaient les jeunes Romaines, elle était née en 737-17. C'est donc seulement après Tan 737 qu'Ovide, né en 711, aurait épousé la veuve, mère de l'enfant qui devait devenir la femme de P. Suillius Rufus.

Il est probable que la fille delà troisième femme d'Ovide n'a pas eu à attendre la trentième année pour trouver un mari de son âge ou même plus jeune, qu'elle naquit et que le poète contracta luimême son mariage plusieurs années après 737-17. Son ami de jeunesse, Pompeius Macer, s'entremit pour lui faire épouser une parente, qui était la cousine de l'Empereur. Ce n'est pas au temps de son adolescence, alors qu'il sortait de l'école des rhéteurs, que le lils d'im obscur chevalier de Sulmone pouvait aspirer à devenirle mari d'une jeune femme de la gens Fabia. C'est seulement à 1 âge de

1. Voir M. Koch ^Prosopoffrafthiae Ovidianae elementa^ p. 27-28, — B. Dinter, De P. Ovidii Nasoiiisex Pontolibris commentaLio altéra, Grimma, 1865, p. *?.

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