‹ La jeunesse d'OvideChapitre 149 sur 203 · Pline, iV. //., 111. xix · texte numérisé non relu

Pline, iV. //., 111. xix

ville natale par Antenor', pouvait être le thème d'une épopée dans le genre de YEnéide. — Ovide ne dit rien du poème en douze chants de Jullus Antonius à qui Horace dédiait VOde ii du livre IV. Ce poème, mentionné par Acron, le scoliaste d'Horace^, racontait la légende d'après laquelle le Grec Diomède se serait établi en Apulie^, comme le Troyen Antenor S'établissait sur le rivage de la mer Adriatique, dans les environs du Pô. Né, en 710-44, du triumvir Marc Antoine et de Fulvie, élevé par Octavie, qui lui fit épouser sa fille Marcella, sœur du jeune Marcellus, JuHus Antonius fut consul en 744-10. Huit ans après, ses relations adultères avec la fameuse Julie, fille de l'Empereur, causèrent sa mort. Ovide exilé, qui tâchait par tous les moyens de rentrer en grâce, se gardait bien de vanter, dans les Tristefi ou dans les Pontiqites^ l'œuvre d'un poète dont le nom rappelait les scandales de la maison impériale.

Certaines épopées se rapportaient au cycle troyen. On sait de quelle faveur jouissait le culte des souvenirs d'Ilion auprès de l'Empereur, qui prétendait descendre du fils d'Enée, lule^ L'ami d'Ovide, Macer — Iliacifs Macer — composait une vaste épopée anté-homérique, qui racontait les événements de la guerre de Troie antérieurs au sujet de V Iliade'. — Sénèque le Rhéteur cite deux vers d'un poème imité de Vlliade par Arbronius Silo, auditeur des

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