Velleius Paterculus, II, xxxvi
236 LA JEUWESSE D OVIDE
Cornélius Severus, il ne craignait pas de faire l'éloge de Giceron'. — Ovide cite enfin, sans dire leurs noms, deux poètes épiques, dont l'un racontait la guerre de César en Afrique contre les Pompéiens et leur allié Juba, roi de Mauritanie, et l'autre, en un poème qui semblait l'œuvre des dieux euxmêmes de la mer, la guerre maritime de Sicile ou la campagne d'Actium-
D'autres, admettant les traditions mythologiques dans leurs épopées nationales, remontent, comme Naevius, Ennius et Virgile, jusqu'aux souvenirs de la guerre de Troie. Parmi ceux-ci, Ovide cite un poète qui dut son cognomen de Largus à la largeur de son génie et qui chanta l'établissement du vieillard de Phiygie dans les plaines delà Gaule ^. Il s'agit probablement de Valerius Largus, l'ami qui trahit Cornélius Gallus dont il se lit l'accusateur^. L'épopée de Largus racontait l'émigration d'Antenor, le vieillard troyen et de ses compagnons, dans la Gaule Cisalpine, aux environs de Padoue\ Cette vieille légende, déjà rapportée par Gaton l'Ancien'', mentionnée plus tard par Tite-Live, originaire de Padoue, qui rappelle la fondation de sa