‹ La jeunesse d'OvideChapitre 171 sur 203 · Fastes, \\\, v · texte numérisé non relu

Fastes, \\\, v

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morphoses^. — Peut-être Ovide oublie-t-il ce qu'il vient de dire et se laisse-t-il entraîner par le souvenir d'une légende qui lui appartient et qui avait son utilité dans l'économie de sa Gigantomachie.

Le livre V des Métamorphoses donne une parodie delà guerre des Olympiens et des Géants qui doit être dans le goût de cette « poésie moqueuse» dont Hégémon suivait sans doute les traditions, lorsqu'il racontait à sa manière la vieille épopée mythologique-. Les Muses apprennent à Minerve, qui est venue leur rendre visite, la lutte qu'elles ont soutenue contre les Piérides, ces filles orgueilleuses de Piéros, roid'Émathie, qui osaient disputer le prix aux filles du maître des dieux. Le conflit soulevé par les Piérides et le châtiment des mortelles qui ne craignent pas de lutter avec les déesses font l'objet d'un des récits deNicandre^. Ovide emprunte aussi à l'auteur des 'ET£pGiQÙ[j.£va le thème du chant injurieux pour les divinités de l'Olympe que les Piérides ont choisi comme morceau de concours'' : c'est l'histoire de la fuite de Jupiter et des autres grands dieux, qui, effrayés par le Géant Typhoeus, se réfugient en Egypte, cachés sous de grotesques déguisements d'animaux. Jupiter est un bélier qui conduit le troupeau des fuyards; Apollon, un corbeau ; Bacchus, un bouc; Diane, une chatte ;' Junon, une vache; Mercure, un ibis"*.

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