‹ La jeunesse d'OvideChapitre 170 sur 203 · Pline, N. IL, XXXIV, xviii, 8 ; xl · texte numérisé non relu

Pline, N. IL, XXXIV, xviii, 8 ; xl

Le poète se borne à des indications sommaires, qui nous permettent cependant de nous faire une idée de quelques parties de son poème inachevé. II rappelle Tassant de FOIympe tenté par les Géants, qui entassent Pélion sur Ossa et qui sont foudroyés par Jupiter*. Les F«.s'?^.9 ajoutent certains détails:

La Terre mit au jour des enfants féroces, les Géants, monstres énormes, qui devaient oser attaquer la demeure même de Jupiter. Elle leur donna mille bras, des serpents en place de jambes. Puis, elle leur dit: «Faites la guerre aux grands dieux. » Les Géants se disposaient à entasser des montagnes jusqu'aux astres du ciel et à provoquerau combat le grand Jupiter, quand Jupiter, lançant la foudre du haut de la citadelle céleste, renversa les masses immenses des montagnes sur ceux-là mômes qui les avaient accumulées ^ .

Jupiter se serait armé pour la première fois de la foudre, quand il s'en servit contre les Géants"^ : d'après la tradition orthodoxe, les Titans furent foudroyés avant les Géants; mais, comme Horace et Virgile, Ovide confond la Titanomachieet la Gigantomachie. Dans le livre I des Métamorphoses ^'\\ s'écarte aussi de la légende reçue : après avoir rappelé la défaite des Géants, il dit que de leur sang naquit une race d'hommes impies qui méprisaient les dieux et qui se plaisaient au meurtre ^ C'est une imagination personnelle, en désaccord avec les Iraditions ordinaires sur l'origine de l'humanité, qui ont d'ailleurs été exposées, avec quelque confusion, au commencement du môme livre des Méta-

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