Ovide, /6?'s, v. 519: ... repertovipugnacls iamhi
3. Cicéron ne connaît que les vers méchants d'Archiloque {De Nat. Deor., 111, xxxviii,91 ; Kpisl. ad Attic, XVI, xi, 2) dont il fait un contemporain de Romulus (Tuscîd., I, i, 3) et qu'il place au même rano^ que les ^^ands poètes, Homère, Sophocle, Pindare {Orntor, I, 4 ; De Finihiis, II, xxxiv, 116; De iSat. Deor., I, xxxviir, 107). Il cite et traduit des vers élégiaques de Solon {De Seneclute, xx, 73; TusciiL, 1, xmx, 117). Il fait allusion à la formule qui se trouvait en tête de chacune des sentences de Phocylide: Voici encore ce que dit Phoci/lidc, y.aî t6ôî «l>w7.-j)-t8o-j... {Èpist. ad Attic, IV, IX, 1).
Dans une lettre où il donne à son jeune ami Numicius des préceptes de morale mondaine, Horace s'appuie sur les théories de Mimnerme :
Si, comme le pense Mimnerme, rien dans la vie n'est agréable sans Tamouret les plaisirs, vis au milieu de l'amour et des plaisirs ^.
Une autre Épîlre montre bien en quelle haute estime Mimnerme était tenu par certaines écoles littéraires du siècle d'Auguste. Horace se met en scène. H vient d'échanger des compliments exagérés avec un poète élégiaque ; au moment de se séparer, on fait assaut de politesses:
Quand je le quitte, je suis, à son compte, un Alcée. Et lui qui est-il au mien? Qui, sinon un Gallimaque? S'il paraît désirer davantage, il devient un Mimnerme, et le voilà grandi par un surnom qu'il souhaitait-.
Pour rendre à son interlocuteur qui Ta salué du nom d'Alcée, le grand poète lyrique, des éloges dignes de ceux qu'il a reçus lui-même, « Horace le traite de Gallimaque et mhne de Mimnerme^^ ». Le chef de l'école des modernes est forcé, pour faire plaisir à cet élégiaque archaïsant qui estime les (Irecs d'après leur ancienneté, de placer le vieux poète Mimnerme au-dessus de l'alexandrin Gallimaque. H est évident que Mimnerme est le maître de Gallimaque, puisqu'il est l'un des plus anciens prédécesseurs de Talexandrinisme ; et Properce,
\. Epîlres, I, vr, v. 60-66.