‹ La jeunesse d'OvideChapitre 180 sur 203 · Virgile, Eglogues, X, v · texte numérisé non relu

Virgile, Eglogues, X, v

nus, ont été, sans doute, appréciés et imités par les poètes latins. Mais il en est deux de qui il reste des fragments assez longs, sur qui on possède des renseignements assez précis, pour comprendre quelle influence spéciale ils ont exercée sur les élégiaques de Rome. « Philétas et Gallimaque sont restés pour les Grecs aussi bien que pour les Latins les deux plus grands noms de la poésie alexandrine. Partout ils sont cités côte à côte et associés à la môme gloire, comme si toute la poésie de leur temps se résumait en eux^ »

Properce célèbre à la fois les Jeux d'amour de Philétas et les Songes de Gallimaque 2, les deux poètes dont il se proclame le disciple et dont il indique en môme temps deux des ouvrages principaux, les na-vvia, titre du recueil d'élégies du premier, et les Ahia, recueil de pièces élégiaques du second, dont le poète imagine que les Muses lui ont donné la matière en lui révélant dans un songe les Causes^ les origines mythologiques des principaux cultes de l'Hellade :

Mânes de Gallimaque, ombre sacrée dePhilétas, le poète de Cos, permettez, je vous en conjure, que je pénètre dans votre bocage. Je suis le premier prêtre romain qui, abreuvé à une source pure, se présente au milieu de vous pour transporter au milieu des chœurs de la Grèce les chants inspirés deritalie"^.

Properce se dit le créateur romain de l'élégie

1. Couat, Poésie Alexandrine, p. 63. — Cf. Quintilien, InstiL. Oral., X, I, 58 ; Stace, Silves, ï, ii, v. '252 et suiv., etc.

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