Catulle. Carmen CXVl
ces traductions et de ces imitations, nous ne connaissons que Iai Chevelure de Bérénice, qui reproduit à peu près littéralement Félégie alexandrine^
Properce, qui a hérité de l'inspiration de Philétas, se déclare le Callimaque romain'-; son génie, étroit comme celui du poète de Cyrène-^, lui interdit les vastes épopées dont Mécène voudrait lui voir entreprendre la composition.
Si Tibulle ne dit rien du grand élégiaque alexandrin, Ovide le mentionne et l'apprécie dans de nombreux passages de ses œuvres. Il rappelle que, dans ses vers, Callimaque a souvent confessé ses plaisirs amoureux"^. Comme Properce, il fait des réserves sur son génie, mais il rend hommage à l'art qui rend sa gloire éternelle ^ :
Ce n'est pas avec les rythmes de Callimaque qu'il faut chanter Achille; l'histoire de Cydippe ne convient pas à l'inspiration d'Homère <'.
C'est aux 'Ah'.a qu'Ovide emprunte l'histoire des amours de Cydippé et d'Acontios, qui font l'objet de ses deux dernières Héroïdes'^ . Il donne même à entendre que son art est plus délicat que celui de