Hemède iV(unoiu\ v
\. VoirCoiiat, Poésie Alexandrine, jû. 68-80.
,). Tristes, 1, vi, v. ti : Nec tantum Coo Bitlis amata 6Uo est.
Pon tiques, 11 1, i, v. 57 : ... Qua non Inferius Coa Bittide nomen habes, ,'
Les deux pièces des Ponliques et des Tristes sont adressées par Ovide à sa femme.
sion dans des élégies dont les fragments qui nous sont parvenus sont empreints d'une mélancolie toute moderne, qui fait penser à certains vers d'André Chénier et d'Alfred de Musset.
Si la tendresse attristée du poète de Cos se retrouve chez son disciple romain Properce, Ovide a emprunté à l'érudition aimable et à la mythologie gracieuse du maître du Musée qu'il semble avoir beaucoup pratiqué la jolie légende d'Hippomène et d'Atalante, qui donne aux Métamorphoses le sujet d'un de leurs épisodes les plus agréables', après avoir été la matière d'une des élégies que Philétas réunissait sous le titre de rtaCvvLa.
L'autre maitre de la poésie élégiaque à Alexandrie, celui que nous connaissons le mieux, car nous possédons de lui un nombre assez notable de fragments, Gallimaque, né à Cyrène vers 310, mort à Alexandrie vers 235, est souvent cité, soit seul, soit en même temps que Philétas, dans les œuvres des élégiaques latins, à commencer par celles de Catulle.
Catulle ne juge pas Callimaque ; il l'imite et le traduit. Un de ses petits poèmes annonce à Hortalus l'envoi de l'élégie sur La Chevelure de Bérénice qui est une traduction de Callimaque-. Dans une autre pièce, il rappelle à Gellius qu'il lui a adressé tout ce qu'il a traduit ou imité du poète de Cyrène''. De
1. Me/., X, V, 500-680. CI". Amours, 111. u. v. 29. — A. Couat {}*()ésle Alexandrine, p. 72) conjecture qu Ovide a imité rélcgie de IMiilélas iniiliilée Dêmpler, quand il a raconté I histoire des amours de la déesse avec le chasseur lason {Amours, III, x, v. 2o et suiv.).