Voir Couat, Poésie Alercuidrine, p. 143 et suiv
son modèle ; il fait dire par une lectrice des Amours que, comparés aux vers du poète latin, ceux du poète alexandrin semblent de simples vers de paysan K La description des bains de Diane, que les Métamorphoses- donnent d'après l'élégie sur Les Bains de Pallas^ montre combien la grâce maniérée d'Ovide l'emporte sur la sécheresse scrupuleuse de Callimaque.
C'est par Gallimaque qu'Ovide connaît la légende qui veut que, dans un sacrifice commun fait sur le même autel en l'honneur d'Etéocle et de Polynice, la flamme noire se soit partagée en deux, comme si elle avait obéi aux ordres des frères ennemis'^. Quand il écrit en exil son Ihis^ dirigé contre un ennemi qui l'avait diffamé, il s'approprie le titre et probablement le cadre du poème où Gallimaque accablait Apollonios de malédictions'*. Il constate, enfin, que, parmi les élégiaques de son temps, certains, comme Proculus, suivaient les routes faciles ouvertes par le poète de Cyrène^.
C'est à l'exemple des élégiaques du Musée que les Latins ont admiré et imité Mimnerme et Antimaque. Mais ils se sont principalement inspirés des maîtres alexandrins, de Philétas et de Callimaque, avant tous. Les poètes élégiaques de Rome dont les œuvres nous sont connues se vantent d'avoir traduit ou imité Philétas ou Callimaque,