‹ La jeunesse d'OvideChapitre 194 sur 203 · Ponliques, IV, xvi, v · texte numérisé non relu

Ponliques, IV, xvi, v

tiques écrites en l'honneur d'une amie, qu'il nommait Melaenis ^ à cause de son teint basané, et publiées à peu près à la même date que les Églogiies de Virgile.

C'est à tous ses poètes qu'Ovide succédait-. Mais si, au moment de ses débuts dans Télégie amoureuse, il ne pouvait avoir d'autre ambition que de se faire une place honorable parmi ses rivaux, bientôt les circonstances allaient lui permettred'espérer le premier rang. En 26, Gallus s'était donné la mort pour échapper au châtiment rigoureux que des abus de pouvoir lui méritaient. TibuUe mourait en l'an 19, et Properce en Tan 15. Dès sa vingt-huitième année, Ovide pouvait être le plus célèbre des élégiaques contemporains. 11 le dit dans son autobiographie des Tristes :

Tibulle fut ton successeur, ô Gallus ; Properce succéda à ïibuUe ; moi, dans l'ordre des temps, je suis le quatrième 3.

Déjà, dans VArt d'aimer^ il se plaçait au rang des prédécesseurs dont il recueillait la succession ; il se vantait de donnei*, comme eux, l'immortalité à l'héroïne de ses chants :

Nous autres, poètes, nous faisons retentir au loin Téloge delà beauté qui nous a plu. Nemesis et Cynthia ont un nom célèbre; de l'Orienta l'Occident, le monde entier connaît Lycoris, et bien des gens me demandent quelle est ma Corinne''.

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