Agricola, iv : ... in hujus sinu indulgentiaque educalus
le fils des chevaliers de Fréjus. C'est sur les genoux d'une mère indulgente et patiente qu'Ovide, tout enfant, reçut cette première leçon oii ses yeux distraits étaient doucement contraints de s'attarder sur les caractères de l'alphabet.
Le poète ne dit rien de cette première leçon maternelle. Il parle d'ailleurs très peu de sa mère. On a vu que, devenu un jeune homme à la mode, associé aux plaisirs d'une société riche et dépensière, il s'excusait auprès de Corinne de la pauvreté de son père et de sa mère qui les contraignait a une sévère économie ^ A la lin de sa carrière, exilé à Tomes, il se félicite que la mort de ses vieux parents leur ait épargné la douleur d'être témoins de la disgrâce de leur fils :
Déjà mon père avait accompli sa destinée; à neuf lustres il en avait ajouté neuf autres 2. Je l'ai pleuré comme il m'aurait pleuré, si je lui avais été enlevé. Je rendis peu après les derniers devoirs à ma mère. Heureux tous les deux, et tous les deux ensevelis à propos, eux qui ont péri avant le jour de ma calamité! Heureux moi-même de ne p;i> (Mu- lombé dans la peine de leur vivant et de n'avoir pas été pour eux un sujet de douleur-M
Ovide ne dit rien de plus de sa mère. Ce silence est assez ordinaire chez les auteurs latins qui parlent le plus volontiers d'eux-inrnies cl de 1(mii' faniillc.