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LA JEUNESSE DOVIDE 47
Gicéron n*a pas un mot pour sa mère : nous apprenons simplement par une lettre de l'orateur que c'était une bonne ménagère, habile à diriger sa maison et à empêcher ses esclaves de lui voler son vin^. On sait avec quelle reconnaissante affection Horace parle de son père, qui a entouré son enfance et sa jeunesse de soins si intelligents, qui a fait donner à son fils chéri une instruction au-dessus de sa condition, et qui, môme par ses enseignements pratiques, a décidé la vocation du futur poète des Satires. La piété filiale d'Horace n'a aucun souvenir ému pour une mère qu'il a sans doute perdue de bonne heure ; la psychologie du poète ignore l'amour maternel : il est question dans une Épitre de l'impatience des enfants mineurs que la rigoureuse tutelle de la mère tient en esclavage '-.
Properce est, à notre connaissance, le seul auteur romain de l'époque classique qui nous dise Taffection qu'il a eue pour sa mère. Des nombreuses allusions qui se laissent délicatement entrevoir dans les Èlâjics du poète de l'Ombrie, F. Plessis conclut que la mère de Properce accompagna son jeune lils à Rome; que, pour ne pas le laisser dans l'isolement, elle s'établit avec lui dans la grande ville où la vie coûtait cher; que, malgré la mince fortune à laquelle elle était réduite, elle ne négligea rien pour lui faire donner la brillante éducation dont la preuve se trouve dans h» caractère savant de la poésie de ce (in lettré ; que, en dernière ana-