‹ La jeunesse d'OvideChapitre 25 sur 203 · Cicéron, Ejiisl. ad FamiL, \VI, xwi · texte numérisé non relu

Cicéron, Ejiisl. ad FamiL, \VI, xwi

2. Horace, Epi/res, I, i, v. 21 : ... ul pif/er annus Papillis quos dura preniit cuslodia mali'um.

lyse, « Properce est un homme élevé par une femme • ».

Faut-il, par contre, concluni du silence dOvide qu'il n'aimait pas sa mère dont il parle si peu? Cette conclusion ne serait pas juste. Sans doute, à Rome, dans la société mondaine du siècle d'Auguste, les femmes, émancipées en fait sinon en droit, jouent un rôle important; elles sortent de la maison, elles agissent. Les poèmes erotiques d'Ovide nous apprennent qu'elles font parler d'elles, surtout au mauvais sens du mot. Mais il en était tout autrement en province, à la lin de la République. Les matrones des petites villes et des campagnes méritaient encore l'éloge auguste en sa simplicité qu'un vieux poète inconnu faisait de cette Claudia aussi inconnue que son naïf panégyriste :

Etranger, co que J'ai à le diie est bref; arrête-toi et lis jusqu'au bout. Iciest la sépulture sans beauté d'une femme qui était belle; le nom dont ses parents la nommèrent était Claudia. Elle chérit son mari de tout son cœur. J^]lle mit au monde deux fils; l'un, elle le laisse sur la terre ; l'autre aété placé dessous. Son langage était agréable et sa démarche élégante. Elle garda la maison et fit de la laine. J'ai dit : retire-toi 2.

Les traits caractéristiques de la matrone étaient l'élégance de sa démarche, semblable à celle des déesses-^ et l'agrément de son langage, qui iufliuiit

1. Plcssis, Eludes sur Properce, Paris, Hachette, 18Si. pp. '239-240, 288-2SÎ).

2. Bùcheier et Uiese, Anlhologia Lalina, Leipzig, Teubncr, 1870, p. 52.

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