Métamorphoses, VIII, v. .•)49-5y
ver ^ Nous n'avons de renseignements précis que sur un mauvais étudiant en philosophie, Marcus TuUius, fils de Cicéron, qui passa son temps à boire en compagnie de son précepteur, un misérable Grec nommé Gorgias, dépensant en excès de toutes sortes la belle pension de 100.000 sesterces (environ 20.000 francs) que lui faisait son père, trouvant encore moyen de s'endetter. Marcus revint d'Athènes ivrogne accompli. Plus tard, il prétendait venger son père mis à mort par Antoine, en se montrant meilleur buveur que le triumvir, qui avait cependant une jolie force dans la science de boire. Le fils de Cicéron affirmait sa maîtrise en absorbant d'un seul trait deux congés — à peu près 6 litres — de vin-.
On a tout lieu de supposer qu'Ovide n'a pas suivi l'exemple du jeune Cicéron. Après avoir séjourné plus ou moins longtemps à Athènes, il était d'usage de passer par l'Asie Mineure pour rentrer à Rome. Le poète nous apprend qu'il fit ce voyage ; au moment de partir pour l'exil, il réunit dans un môme souvenir son séjour à Athènes et son excursion en Asie :
Je mets à la voile, et ce n'est pas pour me rendre à Athènes où Je me suis autrefois rendu, jeune étudiant. Ce n'est pas pour aller vers les villes d'Asie, pour parcourir toutes les contrées que j'ai déjà visitées*^.