A M. CHARLES SÉDILLOT
15 septembre 1828.
Imprimerie
de
H. Balzac,
rue des Marais S. -G., n. 17.
A Monsieur Sédillot, négociant, Paris.
Paris, le 15 7»" 1828.
Mon cher cousin,
Après des efforts soutenus et réitérés auprès des débiteurs par comptes courants de mon ancienne imprimerie, nous sommes parvenus à solder les comptes ci-après :
1° Celui de M. U. Cartel, dont le solde s'élève à 745 45, réglé en un billet pour lequel il y a des conventions particulières nécessaires à la position de ce débiteur qui remplira parfaitement ses obligations ci 745,45
Sur ce dit compte, M. Gosselin, le débiteur dont n/ v/ avons parlé, a réglé, pour solde, 625 10 cent, en deux effets, l'un au 5 9bie et l'autre au 5 Xbie 1829. . ci 625,10
Total de ce compte. .... 1568,55
2° M. Charles Froment a soldé son compte par 280 fr. au 51 août prochain 280 »
5° M. Prosper Froment a remis sur son compte fin 9bre, 500 f., et il a voulu laisser un reliquat de 44, pour sûreté d'un cliché, et, s'il y a lieu, cette somme sera payée ci 500 »
4° Sur le compte de MM. Ladvocat et Dufey, montant à 1 500 francs, toute vérification faite, ces messieurs ont remis un effet de 1 000 fr. au 20 7lre prochain, et, sur les 500 fr. restant, la discussion auxquels (sic) ils donnent lieu les réduira probablement à 200, qui seront réglés cette semaine, selon leur promesse. M. Barbier peut suffire complètement à cette discussion, attendu qu'il a connaissance des difficultés, et que n/ avons discuté jusqu'où devait aller l'abandon des sommes de ma part ci 1 000 »
5° M. Isambert étant parti en Suisse depuis deux mois et ne revenant qu'après les vacances, n/ v/ transmettons sa facture à toucher 768 »
Total 5 916,55
Maintenant, mon cher cousin, il reste une somme de 240 fr. due par M. Hippolyte Baudouin, pour un ouvrage à continuer, et en cas, chose douteuse, qu'il veuille régler ce qui me regarde avant que l'ouvrage soit terminé, il y a à v/ faire observer qu'il est à la campagne depuis deux mois et qu'il a été impossible de savoir l'époque de son retour.
Ainsi, il faut attendre ci 240 »
2° M. Alexandre Baudouin a, depuis huit jours, mon compte à vérifier, dont le solde susceptible de discussion et sauf les erreurs de calcul ou omissions, doit se porter en ma faveur, à 800 »
N/ avons encore à recouvrer sur M. L'Huillier, libraire peu solvable, une somme de 400 fr., pour gage desquels il y a dans les magasins de l'impie l'édition à peu près complète d'un roman en 2 vol. intitulé : Henriette Sontag. V/ verrez les pièces.
Il existe encore à recouvrer 200 fr. sur le cne Muller, qui pourra payer sous peu. Il demeure rue de la Sourdière, n° 31, et n/ joignons l'effet qui n'a pas été protesté.
Id., un effet de 105 sur un employé aux Archives dont on pourrait saisir les appointemens, il y est habitué. Cette dette douteuse, montant à plus de 700 fr., plus les intérêts, n'a pas été portée par moi en ligne de compte.
Il existe encore des factures à recevoir de particuliers absents, pour une valeur de 200 fr. environ. Ce sont MM. de Beaurepaire, Protez Delâtre, Nanteuil et autres.
Tel est, en résumé, mon cher cousin, le résultat de la liquidation.
Je vais retourner aujourd'hui chez M. Baudouin (Alex.), pour tâcher d'obtenir de solder mon compte. Après ces efforts qui (sauf M. A. Baudouin, et cela pour raison particulière) ont été partagés par M. Barbier, il serait difficile de mieux faire par suite des difficultés qu'élèvent les libraires et les réductions qu'ils font subir; elles ont monté, sur les comptes présentés, à près de six cents francs, par suite des corrections non reconnues, et de la réduction des prix.
M. Barbier pourra, en cas de mon absence, faire rentrer [les créances de] M. Isambert et Hip. Baudouin.
Recevez, mon cher cousin, je vous prie, l'hommage de ma profonde reconnaissance.
V[otre] dévoué cousin, H. Balzac.
Je joins à ceci une note, relativement à M. Malher. Il v/ sera remis également une liasse de mes billets acquittés, réclamée par ma mère.
(Collection Lovenjoul, ms. A 259, 2e partie, fol. 17.)
r an
17 septembre 18c28.
Fonderie de Laurent et Balzac, rue des Marais St-G., n. 17».
Politypie
Gravure
sur acier, cuivre,
bois, etc.
Paris, ce 17 septembre 1828.
Je vous prie, mon cher Monsieur Duverger, d'avoir la complaisance d'approuver le petit engagement que M. Noguès vous présentera à signer, vous m'obligerez beaucoup et l'aiderez lui-même.
V[otre] d[évoué] sferviteurj,
H. Balzac.
Cette quinzaine dont il est question se composera : 1° de la retenue qui se fait chez vous et sur laquelle j'aurai privilège après vous et d'une nouvelle retenue d'une semaine seulement.
Le 13 octobre, Barbier écrit, en l'absence de Balzac, à M. Poirot, propriétaire demeurant Vieille-rue-du Temple, n° 8, une lettre par laquelle il l'informe que « M. Bouillot lui remettra la note supplémentaire de ce qui reste dû aux ouvriers », se montant à 374 fr. ; il l'engage à voir M. Sédillot. M. Noguès devra être payé comme les autres, il donnera un bon supplémentaire de 280 fr. 50 pour les trois quarts de la somme due.
Le 15 octobre 1828, Barbier donne reçu à M. Sédillot de la somme de 280 fr. 50, pour les trois quarts de celle due en supplément par M. Balzac à ses ouvriers.
D'autre part, voici un reçu de M. Noguès, signé par lui, mais qui a été écrit par Balzac ainsi que la déclaration de E. Duverger :
1. Les mots : Fonderie de Laurent et Balzac ont été barrés d'un trait de plume sur l'original.
Je soussigné m'engage envers M. Balzac, ex-imprimeur, à affecter et affecte par ces présentes la valeur des salaires de quinze jours de travail chez M. Duverger à la garantie de ma reddition de comptes à M. Balzac, renonçant à toucher à cette retenue jusqu'à l'appuration (sic) de mon compte.
Paris, ce 17 7bie 1828.
Noguès.
Je soussigné, imprimeur à Paris, approuve la présente garantie et m'engage à la maintenir envers M. Balzac. Paris, ce 17 7bre 1828.
Approuvé l'écriture, E. Duverger.
(Collection Lovenjoul, ms. A 259, 2e partie, fol. 20 et 21.)