‹ La jeunesse de BalzacChapitre 142 sur 155 · J REÇUS DE J.-J. LAURENS · texte numérisé non relu

J REÇUS DE J.-J. LAURENS

26 juin-26 juillet 1829.

Je soussigné Jean-Joseph Laurens, ancien imprimeur, demeurant à Villers-Coterets, reconnais avoir reçu de M. Balzac, des mains de M. Sédillot, la somme de trois cent soixante-quinze francs que me doit le dit Balzac pour le trimestre, échu le premier septembre mil huit cent vingt-huit, des intérêts de la somme de 50 000 francs qu'il me devait aux termes du traité du quatre avril mil huit cent vingt-six.

Dont quittance sans préjudice es autres dus et courant.

A Villers-Coterets, ce vingt-six juin mil huit cent vingtneuf.

Approuvé l'écriture ci-dessus

J. Laurens.

Je soussigné Jean-Joseph Laurens, ancien imprimeur, demeurant à Villers-Coterets, reconnais avoir reçu de Mr Balzac, des mains de M. Sédillot, la somme de quatrevingt-neuf francs trente-cinq centimes pour le trimestre, échu le premier mars des intérêts de la somme de 7.150 fr. 88 centimes que me doit M. Balzac aux termes du traité du seize août mil huit cent vingt-huit et trente-cinq centimes dus.

Dont quittance sans préjudice au trimestre, celui de premier du courant, lequel appartient à Madame ve Cuisinier comme cessionnaire de M. Laurens sur le trimestre précédent.

A Villers-Coterets, ce vingt-six juin mil huit cent vingtneuf.

Approuvé l'écriture ci-dessus

J. Laurens.

Le 28 juillet 1829, Laurens jeune, par procuration de Mme ve Cuisinier, donne reçu à M. Sédillot, de la somme de quatre-vingt-neuf francs 35 cent., pour le trimestre d'intérêts échu le l" juillet.

{Collection Lovenjoul, ms. A 259, 1™ partie, fol. 16.)

30 avril 1829.

A M. Sédillot, rue des Déchargeurs, à Paris.

[Paris], mercredi 30 avril [1829].

Mon bon cousin, M. Laurens arrive à Paris et je vous transmets ici la dernière lettre écrite par M. Benazé, après une longue correspondance qui n'a abouti à rien. M. Barbier ne veut pas même choisir d'arbitre, et il sent qu'il ne peut pas être attaqué pour une si faible somme lorsque l'acte n'est pas enregistré. C'est un élève de Baudouin.

Le hazard a fait que je sois venu à Paris pour venir chercher mon ouvrage. Mon père est décidément entre la vie et la mort. Les chirurgiens et médecins ont reconnu qu'il y avait au-dessus du foie un abcès si considérable que la quantité d'humeur est incalculable. 11 faut nécessairement et sous peine de mort, lui ouvrir le côté. La crise commence. C'est depuis jeudi jusqu'à dimanche que l'opération aura lieu. Je quitte tout pour ne pas laisser ma mère et ma sœur seules en cette fatale circonstance, et je vous conjure de clorre (sic) cette affaire Laurens selon que vous le jugerez convenable. Lundi, je serai, je crois, à Paris, et Dieu veuille que je vous apporte de bonnes nouvelles.

Agréez les témoignages les plus sincères de la reconnaissance que vous a vouée

Votre cousin, Honoré.

(Collection Lovenjoul, ms. A 259, lre partie, fol. 10.)

SI mai 1829.

A M. Charles Sédillot, rue des Déchargeurs, n° 10, Paris.

Paris, 31 mai 1829.

Mon bon cousin,

J'ai écrit à 3 de mes créanciers de se présenter chez vous :

M,ne vve Naudot pour une somme de 79.00

Son mari était malade ou mort à l'époque de

l'arrangement, elle n'a pas pu ou pas voulu

figurer.

M. Maheu, serrurier. Il devra donner un acquit

pour solde de tout compte, et vous remettre un

reçu de protêt que je lui ai donné, et il lui est dû . 20 . 00

M. Fauqueux, papetier, pour 50.00

C'est un mémoire de cartes, et c'est aussi un

solde de tout compte.

En tout . , 140.00»

Voilà, je crois, les dernières vétilles de*l'affaire, mais Dieu veuille que nous atteignions la fin des payements, la librairie devient bien malade.

Adieu, mon bon cousin, je vous réitère l'expression de ma reconnaissance.

H. Balzac.

(Collection Lovenjoul, ms. A 259, 2° partie, fol. 53.)

[102] LETTRE DE BALZAC A Mme NAUDOT

Ier juin 1829.

Madame,

Vous pouvez v/ présenter chez M. Sédillot, rue des Déchargeurs, pour toucher le montant de v/ facture en ayant soin de l'acquitter pour solde de tout compte.

Je vous prie de ne pas v/ y présenter plus tard que neuf heures du matin et pas avant le 4 juin, attendu qu'il est en voyage.

Agréez mes complimens.

1er juin 1829.

H. Balzac.

Cette lettre est adressée à Mme Naudot, brocheuse, rue du Pot-de-Fer, n° 14, qui avait présenté sa facture des travaux d'assemblage et de brochure faits pour le compte de Balzac en avril 1828. La dite note se montait à 71 fr. 85 cent. ; elle a été réglée « pour solde de tout compte » le 5 juin 1829. par M. Sédillot.

(Collection Lovenjoul, ms. A 259, 2e partie, fol. 55.)

Page 1