‹ La jeunesse de BalzacChapitre 34 sur 155 · BIBLIOTHECA · texte numérisé non relu

BIBLIOTHECA

Ottaviens*

leur accorde pas sur les factures des diminutions énormes. C'est le gâchis1.

Qu'est-ce que fait Balzac? Déjà empêtré dans la direction d'une affaire restreinte qui tourne mal, il ne trouve rien de mieux que de s'enfoncer davantage; il ne lui suffit plus d'être éditeur et imprimeur : il devient maintenant fondeur de caractères. Au moment où la ruine menace, Balzac, comme César Birotteau, croit que c'est le moment de frapper un grand coup, et il ne songe qu'à entrer, toute voile dehors, « dans la grande industrie parisienne »*.

Le feuilleton de la Bibliographie de la France du 8 septembre 1827 avait annoncé la mise en vente, après faillite et décès du sieur Gillé fils, du fonds d'imprimeur-fondeur de caractères exploité par lui, rue Garancière, n° 4. C'est tout un attirail de matrices, de lettres, de caractères, de moules, de gravures, etc. Le liquidateur de la faillite est un certain Laurent qui se déclare domicilié rue des Marais-Saint-Germain, n° 17, c'est-à-dire dans la même maison que Balzac. En effet, dès le mois de juillet, ce Laurent (Jean-François) s'était associé à Balzac

Page 1