Voici le premier brouillon de cette lettre
< J'entreprends une tâche difficile? vous le voulez? il le faut, mais n'est-ce pas une cruelle plaisanterie que vous me faites
N'est-ce pas une cruelle plaisanterie que vous me faites? et votre lettre n'est-elle pas déjà le fruit amer d'un grand défaut? Quel plaisir une âme généreuse peut-elle prendre à badiner un malheureux qui vous demanderait de la pitié, afin d'exciter un sentiment quelconque, si celui-là avait quelque chose de consolant. Cette malignité féminine n'estelle pas un grand vice chez vous que je ne croyais pas femme comme une autre?...
Vous êtes fière, très fîère. Ne prétendez-vous pas que, recevant ce que vous ne pouvez pas donner, ce rabaissement vous empêche de me céder?
Cette hauteur de sentiment m'a plus charmé que tout le reste de vos défauts et c'est un nouveau chaînon que vous avez méchamment forgé.
Mais quel droit ais-je de vous déplaire? Suis-je quelque chose pour vous? Et du reste, que me fait à moi que vous soyez attrayante dans le monde par l'esprit brillant et tant soit peu caustique que vous y déployez?
Si vous étiez parfaite, vous aimerais-je? La per-
et votre lettre n'est-elle pas déjà le fruit d'un grand défaut. Quel plaisir une âme généreuse peut-elle prendre à badiner un malheureux qui demanderait de la pitié, si ce sentiment avait quelque chose de consolant pour le moy aigri. Cette malignité féminine n'est-elle pas un grand vice chez vous que je ne croyais pas femme comme une autre. Ainsi vos défauts sont d'être trop femme, trop séduisante1. Vous avez trop de fierté, beaucoup trop, ne prétendez-vous pas.... »
Ce brouillon est écrit au recto d'un feuillet contenant, au verso, un fragment de Clotildc de Lusignan (7 lignes) qui commence par: « Mes amis, croyez-vous que le diable doive perdre et finit par : « S'il vous faut un chef je vous en servirai et je promets que ».