‹ La jeunesse de Bougainville et la Guerre de sept ans [microforme]Chapitre 41 sur 113 · Tête qui bout » (Zbid., 26 juin · texte numérisé non relu

Tête qui bout » (Zbid., 26 juin

3. « Me voilà donc chef de guerre iroquois.. On m'a montré à toute la nation, présenté le premier morceau au festin, et j'ai chanté ma chanson de guerre en partie avec le premier chef de guerre. Les autres m'ont dédié les leurs, J'ai visité toute ma famille et j'ai donné de quoi faire faire un festin à toutes les cabanes, » — Du reste, les frères de Bougainville étaient des chrétiens relativement civilisés, grands cavaliers, « car ils ont beaucoup de chevaux et les exercent continuellement, » et possédant en propre des volailles, des bestiaux et des champs cultivés par leurs femmes (11 juillet).

4. « Tous les rapports des sauvages sont faux ; ils ne vont pas où l’on veut qu'ils aillent, mais où ils veulent aller, c'est-à-dire où il n’y a aucun danger » (18 juillet).

9. « On leur en avait donné pour huit jours (des vivres). Mais ils ne savent pas las ménager et sont souvent forcés de jeûner, On a donné de la galette aux plus pressés, en leur faisant entendre, ce qui est vrai, qu’on se la retranchait » (16 juillet), ‘

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« D'ailleurs, ils manquent ici de tout; ni couvertes ni peaux de chevreuil, autres que de mauvaises; ni mitasses ni vermillon. Il faudrait que ceux qui envoient ainsi des sauvages à des armées où tout manque vinssent les commander eux-mêmes. Au reste, cet inconvénient, si préjudiciable au service du Roi, tient à la mauvaise constitution du gouvernement et est produit par l’avidité des sangsues de la colonief, »

L'embarras n'était pas moindre pour les troupes de terre :

« On ne conçoit pas quelle peine il faut pour voiturer [à travers un portage] une artillerie considérable, 250 bateaux, des vivres pour six semaines, pour 10,000 hommes, le tout sans chevaux ni bœufs, à bras d'hommes. Aussi ne pourra-t-on pas apprécier en Europe le mérite des opérations faites en Amérique. La fatigue ne s’en conçoit pas, et il est impossible d’en donner une idée juste?. »

Il est inutile de rappeler les incidents de la fameuse campagne de 4757, qui aboutit à la prise du fort Georges, ou Guillaume- Henry, sur la rive sud du lac St-Sacrement, et que lés aventures du Dernier des Mohicans ont rendue célèbre dans le monde entier. Il est vrai qu'entre l’histoire et le roman les différences sont profondes; mais l’histoire même est assez connue pour qu'il n’y ait pas ici lieu de la récrire. D'ailleurs, les historiens des deux camps, Parkman et l'abbé Casgrain, ne se sont guère servis pour la raconter que du Journal de Bougainville et de la lettre anonyme d’un missionnaire, le P. Roubaud*. Si nombreux pourtant que soient les emprunts faits à ce journal, avoués ou non, il y reste

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