À Me Hérault, 21 avril
ûùt ébruitées, à bien assez urnisse plus s esprits les , où il allait hez ses frères le l'argent de > vermillon ?.
hef aille voir clamé par les sreraient plur, il faillit se e à ses yeux ait, au reste, uelques jours ris tués dans iville remplit L prit sa part émir, fumer s, on échan-
tcalm à Moras,
ire que l'on exa- 2,276 1.9 8.9 d., de M° Dupré), ossale de la vie » traitement des hrné se maintint ras d'argent et 1%
l ne parle point, ’ant eu la curioparait pas avoir é que pour les Bt instruits, nos gainville; mais, inutile contemce nous semble, poétiques. Bou-
elles ne soient
lle appelle « un nts et rentrants
“0 ue geait des souvenirs. En voici un qui ne manque pas de piquant :
« J'ai appris par des sauvages du Sault-St-Louis, qui entretiennent toujours correspondance avec leurs frères les Agniers, une assez bonne scène passée la campagne dernière, Tandis que nous faisions le siège du fort Georges, Johnson, le vainqueur de Dieskau, arrive au camp du fort Lydius, à la tête de 800 guerriers provinciaux, Agniers et Moraigans, espèce de sauvages abâtardis!, mataché comme toute sa troupe, le cassetête au côté, la pique à la main. Il propose au général Webb de marcher sur-le-champ aux lignes des Français. Webb dit qu’il n’en fera rien, qu’il ne veut pas s’exposer à une défaite entière dans des bois toujours arrosés du sang anglais. Johnson réplique que ces mêmes bords du lac St-Sacrement fatals à M. Dieskau le seront aussi à Montcalm, que les os français couvrent encore ce champ de bataille et que, pour lui, il jure, par sa pique et son casse-tête, de mourir ou de vaincre. Le général Webb n’est point ébranlé. Johnson alors prend à témoin le Lion Belgique, arrache une de ses mitasses [espèce de guêtres] et la jette aux pieds de Webb : « Vous ne le voulez pas? » lui dit-il. — « Non. » — Arrache l’autre mitasse : « Vous ne le voulez pas ? » Jette son brayé [pièce de drap qui tient lieu de haut-de-chausse] : « Vous ne voulez pas ? » Jette chemise, casse-tête, pique, et part au galop avec sa troupe qui avait en tout imité son chef. Où est Hoinère, pour peindre ces scènes plus que grecques ?? »
Le Journal de Bougainville, durant cette saison, ne renferme que des détails sur la disette et la friponnerie dont la colonie était de plus en plus victime. « Je m’instruis toujours de la manière dont se font ces fortunes rapides qui n’ont d’autres exemples que celles de la rue Quincampoix #. » « Le sieur de M°** s'était chargé de faire à Québec un certain ouvrage pour 200 livres, et il l'aurait fait. Un officier de la colonie, qui fait ici fonction d'ingénieur, a demandé 18,000 livres pour le même ouvrage. » Le clergé s’inquiétait d’une contagion qui prenait des proportions épidémiques. « M. de la Valinière, prêtre de St-Sulpice, » dit Montcalm, « prêcha hier contre ceux qui volent le Roi, avec plus de vérité que d’éloquence 5. » « M. de Montgolfier, grand-vicaire, » écrivait Bougainville quelques jours auparavant, « m'a dit que la plupart des pénitents croyaient que voler le Roi est
1. D'après Kingsford (IV, 406-407), le nom de Moraigans serait une énigme, et l’on n'en connaîtrait guère que trois mentions dans les textes. En voici une quatrième, accompagnée d’une demi-explication. Du reste, Malartic parle également (1°° juillet 1757, 9 juillet 1758) des « Moraygnans, » qu'il met au nombre des Cinq-Nations.