juillet
4, 14 juillet,
francais. Il lui ost défendu do se préserver dos rapines sauvages par les voies do fait qui soules les arrêteraients Los sauvages le savent, en abusent, prennent toutes leurs provisions. I faut lo voir, ne rien dire
ont PR
à ; ot se réduire au lard et à l'eau!. »
+ En même temps, les scandales recommencaient ou éclataient de | plus belle dans l’organisation militaire, Un nouvel ingénieur, M, de
Pontleroy, arrivé de France, élait venu relever de son poste le fameux Lotbinière ; et, quand il avait pris connaissance de la situation, il avait 66 stupéfait des trafies honteux dont on lui proposait de continuer le commerce. Il serait trop long de noter ici tout ce que raconte Bougainville, confirmé comme précédemment par les récits déjà publiés de Désandrouins. En somme, di'-il, « si les gens en place \| tolèrent de parvils abus décisifs pour la perte de la colonie, il faut qu'ils leur soient profitables. S'ils les ignorent, pourquoi sont-ils en place?? » Nous ne choisirons qu'un joli trait de caractère, L'officier anglais envoyé comme parlementaire après Carillon pour traiter des | questions d'échange « a redemandé un portrait de M'"° Bever laissé sur le champ de bataille, son mari, colonel, ayant 616 lué, IT était | | entre les mains du sieur d'Obrespi*, capitaine dans Béarn, qui le lui a rendu aussitôt. M. Rigaud de Vaudreuil, gouverneur de Montréal, Î frère du gouverneur genéral du Canada, né et baptisé ainsi que lui dans cette colonie, lui conseilla de vendre le portrait fort cher, On ne sera pas embarrassé, en France, de la réponse que lui aura faite un homme de condition, officier et Françaisÿ, » ; La vérité est que les idées des Canadiens et des Français sur la
h | 1. 13 juillet, — Rigaud, qui disposait en chef des Indiens à sa guise, n’admet- | tait même pas qu'un oflicier français, encore que naturalisé sauvage, prit, sur | | leur propre désir, le commandement de ses frères peaux-rouges. « C’est un attentat contre les droits de la colonie... C'est Catilina [Clodius] qui se déguise en femme pour entrer dans les mystères de la bonne déesse » (/bid., 24 au 31 août).
! ?. 31 juillet. « Titus disait qu'il avait perdu sa journée quand il l'avait pas- É sée sans accorder un bienfait. Un Européen a ici bien employé la sienne quand be | il la passe sans apprendre une coneussion ou friponnerie nouvelle » (5 août), ‘4 | 3. D'Aubrespy. \ 4. Le « gouverneur de Montréal jouit d’un poste de traite qui lui vaut des sommes immenses, Cette partie ne sera jamais connue du ministre par la colo- o nie. Les lettres de Paris disent qu’on destine ce M. de Rigaud à remplacer M. de À Kerlerec à la Louisiane. 11 faut donc que ce gouvernement n’ait besoin que # d'une tête à perruque. Quel homme! L’intendant qui m'a dit cette nouvelle ne F peut le croire » (Montcalm à Me Hérault, 20 février 1758). En ce moment, s E Rigaud était en froid avec son beau-frère et associé de traite, le fameux parti- L san Marin (Bougainville, Journal, 7 au 12-août 1758), 5. 23 juillet,
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